Clement Hodgkinson, un élève de l’IB du Parkside Community College à Cambridge (Royaume-Uni), a passé une partie de ses vacances d’été à aider des réfugiés arrivant à Calais, en France. Le jeune homme recueille des données sur les luttes des réfugiés afin que d’autres puissent mieux comprendre leur situation.
Clement a passé quatre jours à distribuer de la nourriture et des vêtements, à prodiguer des premiers soins et à collecter du bois de construction et de chauffage. Passer de longues journées de travail à rencontrer des réfugiés qui avaient vécu des expériences traumatisantes l’a bouleversé :
« Ces personnes [...] font preuve d’une telle générosité qu’elles m’offraient leur nourriture alors qu’elles-mêmes en avaient si peu. Nous avons échangé et ri comme si nous nous connaissions depuis des mois et non pas quelques jours. Certains m’ont embrassé, d’autres ont pleuré dans mes bras. Cette expérience a été un véritable choc émotionnel. »
Clement s’est porté volontaire à Calais dans le cadre de son mémoire. Après avoir expérimenté la réalité des camps de réfugiés, il ressent désormais le besoin de continuer d’agir.
« Je n’ai passé que quatre jours dans le camp. Pourtant ces quatre jours m’ont paru quatre semaines et j’ai l’impression de connaître depuis toujours les personnes avec qui j’ai échangé là-bas. Il m’est impossible de retourner à ma vie normale », nous a-t-il confié.
Le jeune homme souhaite lancer un projet de construction d’habitations pour l’hiver sur le long terme dans le camp. « La réalité, c’est que cette situation ne s’arrêtera pas de sitôt, et certainement pas tant que les gouvernements internationaux ne travailleront pas ensemble pour résoudre les problèmes rencontrés dans les pays d’où viennent les migrants », a-t-il ajouté.
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