Aarsha Mukerji – Mumbai, Inde

Aarsha Mukerji est une élève de l’Oberoi International School, une école du monde de l’IB à Mumbai, en Inde. Elle se produit sur scène depuis l’âge de quatre ans et veut se lancer plus tard dans le théâtre musical. Quand elle n’est pas en train de chanter, vous la trouverez en train de rapper à toute vitesse sur les paroles de la comédie musicale Hamilton, de gagner une partie de Monopoly Deal avec ses amis ou de courir après son chiot chez elle. La dernière fois qu’on l’a vue remettre une activité au lendemain, c’est quand elle a dû écrire une courte biographie pour cet article.

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Peux-tu nous parler de ton projet personnel du PEI ? Comment ton établissement scolaire et ta communauté t’ont-ils soutenue dans ton projet personnel du PEI ?

L’objectif de mon projet personnel était d’écrire, de traduire, de produire et de chanter une chanson dans les 22 langues officielles de l’Inde (répertoriées dans l’annexe VIII de la constitution indienne). Cette chanson aborde le thème de l’inclusion.

Née d’un père bengali et d’une mère rajasthanie dans la ville cosmopolite de Mumbai, élevée dans un immeuble semblable à une version miniature de l’Inde, j’ai grandi au cœur de la diversité. Au-delà de la langue et de la religion, mes amis dans notre immeuble étaient originaires de différentes régions d’Inde. Je me suis rendu compte que la réalité à l’extérieur de l’enceinte de mon immeuble était différente : elle était souvent remplie de haine, de discrimination et de division. C’étaient ces mêmes différences, linguistiques et religieuses, que mes amis et moi mettions en avant, qui servaient de prétexte à détruire les gens. Avec ce projet, je souhaite rappeler à mes concitoyens l’héritage que nous offre notre pays. Mon objectif consiste donc à faire passer un message important sur l’unité et la diversité culturelle à travers la musique, pour renforcer la notion d’une nation unique au sein de mon pays qui assiste à une recrudescence des inégalités.

Ma communauté m’a apporté un soutien énorme. Les réponses que j’ai reçues pour mon projet m’ont émue. Mes pairs et mes enseignants m’ont aussi témoigné beaucoup d’affection, aussi bien par courriel que de vive voix dans les couloirs. Ma famille au sens large, les habitants de mon immeuble, les gens qui mettent des commentaires sur mon compte YouTube, tous m’ont permis de me sentir aimée et appréciée, et je leur suis extrêmement reconnaissante.

 

Quelles compétences développées dans le cadre du PEI as-tu mises en œuvre dans ta vie ?

La communication. Sans le PEI, je n’aurais jamais appris l’importance d’une communication active. Dès la sixième année j’ai pu m’entraîner à m’exprimer à l’oral, à l’écrit et lors de débats. Maintenant que je suis en dixième année, je me rends compte des progrès que j’ai accomplis quand je regarde les vidéos des présentations que j’ai effectuées ou des lectures de passages de mes écrits. Je me suis améliorée dans tous les aspects de la communication, notamment dans l’écriture et l’art oratoire.

La recherche. Avant que le PEI ne m’apprenne comment utiliser mes sources et trouver les informations utiles pour moi, je ne savais pas comment fonctionnaient les moteurs de recherche. Grâce au PEI, j’ai découvert le monde des citations et de la présentation des citations au sein d’un texte, les différents tests de validité des sources tels que le CRAAP (actualité, pertinence, autorité, précision, but) et l’OVPL (origine, finalité, valeur et limites), ainsi que l’importance de la littératie médiatique dans le monde actuel. Avant d’arriver en sixième année, je ne savais même pas ce que signifiait le mot « plagiat ». Je suis maintenant capable, rien qu’en analysant l’apparence d’une source, de déterminer son niveau de fiabilité.

 

Quels conseils donnerais-tu aux élèves à la recherche d’un équilibre entre les études et les activités extra-scolaires ?

Pour être honnête, je suis la personne la plus mal placée pour donner des conseils dans ce domaine, parce que je n’ai jamais été très douée en matière d’autogestion. C’est vraiment très difficile, et nous avons tous beaucoup de mal à trouver cet équilibre. Mais le seul conseil que je leur donnerais, c’est de faire ce qui les rend heureux. Ensuite tout se mettra en place naturellement. Si un jour vous n’avez pas envie d’étudier en vue d’un test, ne le faites pas. Si un jour vous n’avez pas envie d’aller à un entraînement de football, n’y allez pas. Ce qui est important, c’est de préserver votre santé mentale. Une fois que celle-ci est bien solide, vous aurez beaucoup moins de mal à vous concentrer sur ce que vous êtes en train de faire, qu’il s’agisse d’études ou d’activités extra-scolaires.