Alexandre López – Murcie, Espagne

Alexandre López est diplômé de l’Instituto de Educación Secundaria (IES) Alfonso X « El Sabio » de Murcie, en Espagne. Aujourd’hui, il travaille au sein du service conseil d’IMS Health, une multinationale américaine qui fournit des services d’information, de conseil et de technologie dans le domaine de la santé.

Qu’est-ce qui vous a décidé à préparer le diplôme du Baccalauréat International ? Qu’est-ce qui vous a plu dans le programme ?

Je me souviens que ce qui m’avait marqué le plus d’entrée, c’était la possibilité d’associer des matières extrêmement différentes, comme latin et systèmes de l’environnement et sociétés.

Cela vous permet non seulement d’acquérir des connaissances très variées, mais surtout d’analyser des problématiques sous plusieurs angles. En ce qui me concerne, cela a joué un rôle décisif sur la suite de mes études, puisque j’avais la possibilité d’étudier de nombreuses matières et d’avoir ainsi une meilleure idée de la voie que j’aimerais suivre, ou pas, une fois à l’université.

Parlez-nous de votre travail actuel. À quel moment avez-vous su que vous souhaitiez poursuivre cette voie ?

Je travaille actuellement au sein du service conseil d’IMS Health, une multinationale américaine qui fournit des services d’information, de conseil et de technologie dans le domaine de la santé. Nos clients font appel à nos services de conseil pour résoudre différents problèmes en matière de commercialisation et de marketing de produits pharmaceutiques, tels que le lancement d’un nouveau traitement contre le cancer.

J’ai mis du temps à réaliser que le conseil pouvait être une perspective de carrière intéressante. Ce n’est qu’en troisième année, alors que j’étais en stage dans le service Carrières professionnelles d’une école de commerce, que j’ai découvert que le conseil consiste à résoudre des problèmes complexes, à travailler en équipe et à transmettre des informations de manière claire et concise. Et ça m’a semblé incroyablement intéressant.

Pendant ma dernière année, j’ai commencé à travailler dans un petit bureau spécialisé dans le financement d’entreprises, dans lequel j’ai pu monter des petits projets de conseil pour des PME et des entreprises émergentes de Barcelone. Quelques mois plus tard, je créais, avec un ami, une société de conseil pour aider les étudiants de mon université à trouver du travail et des stages en entreprise. Et bien que ce projet ne se soit pas terminé aussi bien que je l’espérais, l’expérience fut particulièrement intéressante, et j’ai appris à diriger une petite société.

Juste après avoir fermé ma société, j’ai décroché mon premier emploi dans un cabinet de conseil en gestion d’entreprise (management consulting en anglais), et j’ai commencé à travailler dans le secteur aéronautique. Un an plus tard, un poste s’ouvrait chez IMS Health, cette fois dans le secteur pharmaceutique.

Qui vous a le plus inspiré lorsque vous étiez élève de l’IB ? Avez-vous eu un mentor ou un enseignant qui vous a laissé une forte impression positive ?

J’ai un souvenir très agréable des cours de théorie de la connaissance avec Prudencio Jiménez. Nous avions des discussions ouvertes, auxquelles toute la classe participait et pendant lesquelles nous apprenions autant des autres élèves que de notre enseignant qui modérait le débat.

De manière générale, c’est l’expérience dans son ensemble plus qu’une personne en particulier qui m’a le plus marqué. Les lectures des cours d’espagnol, les dissertations d’histoire, les traductions de latin, les activités en laboratoire et les excursions pendant les cours de systèmes de l’environnement et sociétés : une multitude d’expériences qui ont une influence profonde et durable sur ma façon d’agir et de penser.

Le mémoire, la théorie de la connaissance (TdC) et le programme créativité, activité, service (CAS) vous ont-ils aidé à vous préparer pour l’université ? Vous ont-ils permis de développer des compétences qui vous sont utiles encore aujourd’hui ?

Le mémoire, la TdC et le programme CAS m’ont tous été utiles, non seulement pour l’université, mais aussi plus tard dans ma vie professionnelle et personnelle. Ils m’ont offert une formidable préparation aux travaux universitaires, qui doivent être structurés de manière cohérente et exposer des conclusions pertinentes rédigées avec soin. Tout le travail réalisé est très utile dans le cadre universitaire, mais également au-delà.

Et, grâce au programme CAS, j’ai aussi réalisé que me mettre au service de la société m’intéressait. J’ai compris le rôle que joue le monde associatif à notre époque. D’ailleurs, pendant presque toutes mes études universitaires, j’étais membre de l’Association internationale des étudiants en sciences économiques et commerciales (AIESEC), dont le but est de promouvoir des expériences de leadership auprès des étudiants du monde entier.

Avez-vous rencontré des obstacles dans votre éducation, vos études ou votre carrière ? De quelle manière les avez-vous surmontés ?

Le fait d’avoir dû fermer la société que j’avais créée a été un tournant dans ma carrière professionnelle. Quand vous montez un projet de toutes pièces, avec enthousiasme et détermination, et que vous devez y renoncer, c’est difficile à accepter. Mais l’expérience est un précieux atout, et même si je n’ai pas réussi à mener le projet à bien à ce moment-là, j’ai développé des connaissances et des compétences qui me sont incroyablement utiles aujourd’hui.

Quels conseils donneriez-vous aux élèves de l’IB qui envisagent de suivre des études similaires aux vôtres ?

Je leur conseillerais d’essayer de trouver ce qui les anime, les passionne ou les intéresse. Avoir un objectif en tête aide toujours à franchir les obstacles qui peuvent se dresser devant vous. Mais il faut aussi savoir rester flexible et admettre que parfois on peut se tromper (et il est sûr qu’un jour ou l’autre nous commettrons des erreurs). Apprenons de ces erreurs pour nous améliorer sans cesse.

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