Aimee Hall – Tianjin, Chine

Qu’est-ce qui vous a décidée à préparer le diplôme du Baccalauréat International ? Qu’est-ce qui vous a plu dans le programme ?

Mon établissement scolaire, l’International School of Tianjin, proposait uniquement le continuum des programmes de l’IB. Mon expérience du PEI ayant été positive, j’étais heureuse de poursuivre avec le diplôme de l’IB. De manière générale, j’ai aimé le fait que les programmes de l’IB encouragent les discussions ouvertes et la pensée critique et donnent la possibilité d’étudier et d’essayer différentes matières.

Lorsque vous étiez élève de l’IB, comment avez-vous orienté vos études afin qu’elles correspondent à vos centres d’intérêt ? Quels cours vous ont été les plus utiles ?

Quand j’ai commencé le Programme diplôme de l’IB, et même vers la fin d’ailleurs, je ne savais toujours pas ce qui me plaisait vraiment ni le métier que j’allais faire, alors j’ai décidé de profiter au maximum de ces deux années. J’ai choisi une matière dans chacun des six groupes proposés par mon établissement, dont musique et mandarin, et j’ai participé à autant d’activités extrascolaires que possible. Ça a été une expérience précieuse pour moi. J’ai vraiment pu explorer toutes les possibilités qui s’offraient à moi, et j’ai tout simplement pris plaisir à apprendre.

Parlez-nous de votre travail actuel. À quel moment avez-vous su que vous souhaitiez poursuivre cette voie ?

Je travaille dans le domaine des achats et des marchés publics depuis bientôt quatre ans. Quand j’ai commencé à travailler dans ce domaine, j’ai réalisé que c’était un excellent moyen de mettre à profit et de développer mes compétences en mandarin ainsi que ma compréhension de la culture asiatique, car la plupart des fournisseurs de l’entreprise sont situés en Chine ou en Asie du Sud-Est.

Qui vous a le plus inspirée lorsque vous étiez élève de l’IB ?

La personne qui m’a laissé la plus forte impression est mon enseignant de mandarin. Sa langue maternelle était l’anglais, ce qui est aussi mon cas, et il a consacré beaucoup de temps et d’énergie pour apprendre le mandarin et plusieurs autres langues. J’ai toujours été impressionnée par le fait qu’il soit devenu capable d’enseigner le mandarin et qu’il ait vraiment compris les difficultés d’apprentissage que cela pouvait représenter pour les anglophones. Cela m’a appris qu’avec de la passion et beaucoup de détermination, tout est possible.

Le mémoire, la théorie de la connaissance (TdC) et le programme CAS vous ont-ils préparée pour l’université ?

Je pense que le mémoire m’a bien préparée pour les dissertations de recherche à l’université, d’autant plus que c’était la principale forme d’évaluation utilisée dans mon cursus. J’ai rapidement compris que si on avait survécu au mémoire, tout autre travail de recherche serait un jeu d’enfant ! La TdC et le programme CAS m’ont été utiles tout au long de mes études supérieures de gestion et commerce international, mais de manière différente. La TdC m’a aidée à rester motivée et productive en cours. Elle m’a vraiment appris à réfléchir sur la façon dont j’apprenais et dont je réagissais à différentes situations. Le programme CAS m’a quant à lui permis de faire mes toutes premières expériences de direction et de travail en équipe, des expériences qui m’ont été fort utiles dans mes études et mon travail.

Avez-vous rencontré des obstacles dans votre éducation, vos études ou votre carrière ? De quelle manière les avez-vous surmontés ?

Je pense que le principal obstacle auquel j’ai été confrontée pendant mes études universitaires et dans le cadre de mon travail a été de me réintégrer à la vie de mon pays d’origine après de longues années à l’étranger, baignée dans un environnement international. À l’université, je me suis sentie naturellement attirée par les groupes d’étudiants internationaux. J’ai eu du mal à créer des liens avec les étudiants australiens et plus tard avec les collègues qui avaient toujours vécu dans le même pays. Je pense avoir résolu le problème en continuant à fréquenter différents groupes de personnes, et puis en m’habituant à redevenir australienne. Mais j’ai aussi compris une chose : on ne peut pas toujours s’entendre avec tout le monde, et ce n’est pas grave. C’est un des avantages et des inconvénients d’être une enfant de « troisième culture » ou d’avoir suivi sa scolarité dans une école internationale.

Quels conseils donneriez-vous aux élèves de l’IB qui envisagent une carrière telle que la vôtre ?

Si vous envisagez de faire carrière dans les affaires, dans un domaine comme celui des achats ou des marchés publics, je vous conseillerais fortement d’acquérir un maximum d’expérience en travaillant et en étudiant avec des personnes de cultures différentes. Essayez de comprendre comment elles pensent et comment elles agissent. Et puis, travaillez le plus possible votre deuxième langue, cela ne pourra que vous être utile.

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