Ayodele Odutayo

Ayodele Odutayo a obtenu son diplôme de l’IB à la Turner Fenton Secondary School, au Canada. Lauréat de la bourse Rhodes, il a récemment achevé son doctorat en épidémiologie à l’Université d’Oxford. Il est à présent médecin-chercheur, spécialisé dans l’épidémiologie cardiovasculaire et les essais cliniques.

Ayodele Odutayo

Qu’est-ce qui vous a poussé à préparer le diplôme du Baccalauréat International ? 

En réalité, c’est ma mère qui m’a suggéré de préparer le diplôme de l’IB. Durant sa scolarité au Nigéria, elle avait elle-même obtenu le diplôme de l’IB et l’expérience, pour elle, avait été formatrice. C’est donc pour cette raison qu’elle a toujours eu l’intention de nous inscrire, ma sœur et moi, dans une école du monde de l’IB, et elle a déployé de grands efforts pour réaliser son rêve. Ainsi, ma mère, ma sœur et moi avons quitté le Nigéria pour nous installer aux Îles Vierges britanniques en octobre 1996. Dans ces îles, seul un petit établissement privé qui venait d’ouvrir dispensait le Programme du diplôme à l’époque. Malheureusement, son coût était totalement prohibitif. C’est pourquoi en mars 2001, afin de nous donner, à ma sœur et moi, la possibilité d’étudier dans un établissement proposant le Programme du diplôme, maman nous a fait déménager au Canada avant le début de nos études secondaires. C’est ainsi que je suis entré à la Turner Fenton Secondary School.

Malgré mon intérêt pour les sciences dès le plus jeune âge, le Programme du diplôme m’a poussé à développer de solides compétences dans d’autres matières comme l’histoire et l’anglais.

Le Programme du diplôme de l’IB a eu une grande influence sur mon éducation et mon apprentissage ultérieur. Malgré mon intérêt pour les sciences dès le plus jeune âge, le Programme du diplôme m’a poussé à développer de solides compétences dans d’autres matières comme l’histoire et l’anglais. En étudiant ces matières non scientifiques à un niveau plus poussé, j’ai développé de meilleures compétences de pensée critique et une base solide pour poursuivre mes études universitaires.

Quel enseignant de l’IB vous a le plus influencé ? 

Voilà un choix difficile ! Celui qui m’a le plus influencé est M. Lowens, qui enseignait l’anglais du Programme du diplôme en 11année. Pendant mes deux premières années de section secondaire, j’avais toujours des difficultés avec l’anglais en tant que matière et ce n’est que dans la classe de M. Lowens que j’ai enfin fait des progrès décisifs dans ma capacité à lire et à analyser la littérature de langue anglaise avec réflexion. M. Lowens m’a enseigné une approche pour élaborer des essais et des raisonnements que j’utilise encore aujourd’hui ! En fait, je structure une grande partie de mes réflexions personnelles par écrit en utilisant des stratégies et des techniques qu’il m’a enseignées pour que je puisse rédiger un texte clair pour le lecteur. Je pense que c’est ce qui était important à propos du Programme du diplôme. Le programme se concentrait toujours sur l’apprentissage en profondeur et le développement des compétences tout en encourageant les élèves à dépasser leurs limites.

Quel parcours avez-vous suivi pour arriver là où vous en êtes aujourd’hui et quels conseils donneriez-vous aux élèves de l’IB ?

J’ai obtenu mon diplôme de l’IB en 2006, puis un diplôme universitaire de premier cycle en sciences de la santé à l’Université de Western Ontario en 2009. Ensuite, j’ai suivi un doctorat en médecine à l’Université de Toronto, de 2009 à 2013. Finalement, avec l’obtention d’une bourse Rhodes, j’ai étudié à l’Université d’Oxford de 2013 à 2017 et j'y ai passé un diplôme de deuxième cycle en science et un doctorat en épidémiologie. L’ensemble de ma formation académique m’a préparé à une carrière de médecin-chercheur, et je suis spécialisé dans l’épidémiologie cardiovasculaire et les essais cliniques.

Je donnerais deux conseils aux élèves. Le premier est de vous concentrer sur la qualité de votre expérience d’apprentissage plutôt que sur le diplôme spécifique que vous visez ou l’ordre dans lequel vous étudiez pour ce diplôme. À l’université, il peut être très facile de chercher avant tout à franchir les étapes d'un parcours sans se demander si on a les compétences pour développer en fin de compte une pensée indépendante et créative.  

Deuxièmement, n’ayez pas peur d’apprendre des choses par vous-même. Achetez un manuel, apprenez tout seul un nouveau programme informatique ou inscrivez-vous à un cours en ligne. Une grande partie de mon apprentissage durant mon doctorat comportait beaucoup de travail autonome et cela m’a donné une meilleure chance de réussite.