Dans cette section

Rechercher une école du monde de l'IB

L'IB pays par pays
 Imprimer cette page  Imprimer cette page
 Envoyer cette page par courriel Envoyer cette page par courriel

Share

‘L’IB donne l’exemple’

L’ouvrage Vingt défis pour la planète, vingt ans pour y faire face de Jean-François Rischard a inspiré le thème central pour la communauté de l’IB. L’auteur y explique comment vingt problèmes d’ordre mondial sont abordés et le rôle que les enseignants peuvent jouer.

Dans Vingt défis pour la planète, vingt ans pour y faire face, j’ai essayé d’expliquer la mondialisation en termes des forces qui en sont à l’origine, et pourquoi vingt de nos problèmes les plus urgents n’étaient pas résolus. Mon bilan était que les perspectives territoriales incompatibles et les visions à court terme des hommes politiques concernant des sujets tels que le réchauffement climatique, la pollution marine ou la grippe aviaire laissaient peu de chances pour que 200 États s’unissent pour résoudre nos problèmes.

Il est toujours vrai que nous avons moins de vingt ans pour résoudre ces problèmes, et peut-être même dix pour le réchauffement climatique. J’espérais qu’un groupe d’experts apporterait des solutions et qu’il évaluerait ensuite chaque pays en fonction de son efficacité à les appliquer. Imaginez qu’un classement annuel nous apprenne quels sont les pays intègres et criminels. Cela donnerait plus de poids aux électeurs, en obligeant les hommes politiques à opter pour une réflexion à plus long terme.

Il n’y a pas eu de réelle discussion sur ces solutions ni sur la méthodologie permettant de résoudre des problèmes d’ordre mondial. Aucun lieu n’est véritablement prévu pour que de telles réunions se tiennent.

Deux éléments me rendent cependant optimiste. Tout d’abord, des événements tels que le film d’Al Gore (Une vérité qui dérange), le Live 8 et le documentaire de Leonardo Di Caprio (La 11ème heure) ont contribué à mettre des problèmes d’ordre mondial sur le devant de la scène. Ensuite, le système scolaire a apporté son aide – et notamment la communauté scolaire internationale, avec l’exemple donné par des établissements scolaires publics aux États-Unis et le système de l’IB.

Nous avons besoin que les chefs d’État proposent de nouvelles méthodes permettant de résoudre les problèmes d’ordre mondial, et d’une nouvelle génération avec un nouvel état d’esprit qui soit disposée à les mettre en pratique.

Il est nécessaire que les jeunes se considèrent tout d’abord comme des citoyens du monde, puis comme des citoyens nationaux et, enfin, comme des citoyens locaux. Parmi les gens de ma génération, c’est tout le contraire. Le changement sera difficile, mais des établissements scolaires pensent déjà à modifier leurs programmes.

J’explique aux jeunes qu’ils peuvent changer le monde de différentes façons. Chez soi, il faut éteindre les lumières quand on quitte une pièce, recycler, et ainsi de suite. Mais le rôle le plus capital est d’être un futur électeur conscient de ce qui se passe, un activiste ou un lobbyiste. Une action comme le [combat contre le] réchauffement climatique nécessite une modification massive du système qui ne peut se faire sans des millions d'électeurs.

Les enseignants eux-mêmes doivent être bien informés sur la situation mondiale. Chacun devrait lire un journal de qualité et suivre les problèmes d’ordre mondial. Bien souvent, les points les plus subtils d’un débat sont les plus importants ; c’est le cas de l’opposition entre les taxes sur les émissions carboniques et la lutte contre ces émissions, par exemple.

En s’appuyant sur le programme scolaire, les enseignants peuvent également suivre quatre pistes essentielles qui mèneront à un changement positif

•   Aider les élèves à comprendre l'avenir, attirer leur attention sur les problèmes majeurs qui surviendront et sur l’ampleur de la coopération internationale qui sera nécessaire pour les résoudre.

•   Encourager un nouvel état d’esprit en valorisant la citoyenneté mondiale, donner aux élèves les moyens de comprendre les lois en vigueur et les interdépendances à travers le monde, enseigner l’histoire du monde plutôt que se focaliser sur l’histoire anglo-saxonne ou européenne, et dispenser un enseignement qui fera naître un sentiment de famille [mondiale]. Cela signifie travailler avec des établissements d’autres pays, encourager les élèves à développer des opinions politiques et les impliquer dans des exercices de résolution de problèmes.

•   Apporter une perspective pluridisciplinaire aux problèmes tels que le réchauffement climatique, de façon à ce qu’ils soient abordés en sciences, mais aussi en économie, en sciences sociales et en géographie.

•   Alimenter la créativité, faire travailler les élèves en équipes et utiliser de nouveaux médias et de nouvelles méthodes.