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Quand local et global se rencontrent

L’innovation suppose la prise de risques, mais pour les participants à un projet pilote d’éducation professionnelle, il s’agit d’une stratégie gagnante.

Students from Oulun Liseo, Finland« Les jeunes ne devraient pas être catégorisés selon leurs aptitudes supposées soit pour une éducation de type général, soit pour une formation à caractère pratique. Ils ont des centres d’intérêt à la fois intellectuels et professionnels, et leur éducation devrait refléter ce fait. »

Cette conviction se trouve au cœur de la participation de Teuvo Laurinolli au Programme international de commerce et gestion d’Oulu, en Finlande. M. Laurinolli est le directeur de l’Oulun Lyseo et en 2002, il s’est associé à l’Oulu Business College et à l’IB pour mettre au point un programme de trois ans destiné à des élèves de 16 ans et combinant qualifications professionnelles et éléments du Programme du diplôme de l'IB. Ce programme permettrait aux élèves de poursuivre ensuite leurs études dans le supérieur ou de chercher un emploi dans leur secteur de prédilection.

Après deux ans de préparatifs et de formation du personnel, les 20 premiers élèves se sont inscrits en 2004, suivis par 20 autres en 2005. Ils suivent leurs cours au Business College, où les enseignants de l’Oulun Lyseo viennent assurer les éléments de la formation propres à l'IB avec des disciplines telles que commerce et gestion, anglais et économie. Les élèves suivent aussi des cours de pensée critique appliquée au monde du travail et des cours de communication interculturelle, tout en participant à des tâches de service communautaire et des stages professionnels. Plus de la moitié des cours sont assurés en anglais.

Lorsqu’on lui demande pourquoi cette initiative a commencé à Oulu, M. Laurinolli relativise modestement son propre rôle. « Par chance, nous avions ici des personnes qui avaient l’intérêt et l’expérience nécessaires », répond-il. « En Finlande, nous savons que nous devons préparer nos jeunes à la mondialisation. »

M. Laurinolli convient que le profil de l’apprenant de l'IB, qui offre un équilibre entre l’intellectuel, le personnel et l’interculturel, convient idéalement aux exigences d’un marché du travail mondialisé. « D’une certaine manière, se mondialiser implique une prise de risques », assure-t-il, « et l’apprenant de l'IB sait prendre des risques et innover, en plus de penser par lui-même. »

Il conseille toutefois de ne pas aller trop vite. « L’éducation professionnelle est un domaine vaste et complexe », avertit-il. « L’IB a raison de prendre son temps pour concrétiser cette stratégie. Nous devons nous assurer que nous prêtons attention au contexte local. La culture du travail varie tellement d’un endroit à l’autre du monde, c’est pourquoi la dimension interculturelle est si importante. »

Elina Kast est coordonnatrice de projet pour le Programme international de commerce et gestion de l’Oulu Business College. Elle est ravie de la manière dont les choses se sont déroulées jusqu’à présent. Près de la moitié du personnel de l’établissement a participé au processus de planification et Mme Kast est d’avis que ce que le personnel a appris à cette occasion a des répercussions positives sur d’autres domaines d’enseignement du College. Comme Teuvo Laurinolli, elle souligne les aspects interculturels du programme pilote.

« Oulu reste en fin de compte une ville monoculturelle », explique-t-elle, « même si des personnes d’autres cultures émigrent de plus en plus en Finlande. L’Oulun Lyseo emploie des enseignants de plusieurs nationalités différentes ce qui contribue à créer un environnement d’apprentissage international pour nos élèves. Nous espérons qu’au fur et à mesure que le programme continuera, il attirera davantage d’élèves de différentes origines culturelles. »

Mme Kast est fière que plusieurs élèves aient prévu de se rendre à l’étranger pour leur stage professionnel en mai 2006.

« L’un d’eux part en Espagne, un autre au Brésil. Il est bon de voir qu’ils ont suffisamment de courage et de confiance en eux pour aller découvrir par eux-mêmes la manière dont les gens vivent et travaillent dans d’autres cultures.

« Ça a aussi été une nouvelle expérience pour les enseignants de l'IB », termine-t-elle. « Nos élèves aiment travailler de différentes manières. Ils relèvent le défi des études théoriques mais nous savons qu’ils aiment aussi les approches, les projets et les études de cas concrêts. Les enseignants ont donc adapté leurs méthodes. Ça a été une expérience d’apprentissage pour tous les participants. »

 


 

 

 

 

« Les jeunes ne devraient pas être catégorisés selon leurs aptitudes supposées soit pour une éducation de type général, soit pour une formation à caractère pratique. Ils ont des centres d’intérêt à la fois intellectuels et professionnels, et leur éducation devrait refléter ce fait. »

Teuvo Laurinolli